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Peraldou ou Pelardon ?
24.5.2007 par oscar.
Dès l’Antiquité, d’après PLINE L’ANCIEN, les fromages du Languedoc connaissent une renommée auprès des meilleures tables de Rome.
Mais c’est au XVIIIe siècle, et plus précisément en 1756 que l’abbé Boissier de Sauvages s’attarde sur la définition du fromage appelé PERALDOU, et présenté comme un petit fromage rond et plat, fabriqué en Cévennes.
Frédéric MISTRAL renchérit dans son dictionnaire provençal-français, puisqu’il le définit comme un petit fromage rond au lait de chèvre, d’un goût sec et piquant, propre aux Cévennes.
Les synonymes ne manquent pas (Pélardon, Paraldon, Pélardou, Péraudou), mais ceux-ci ne résistent pas au temps, et dès la fin du XIXe siècle, le terme Pélardon est employé par tout un chacun.
Ces siècles derniers, la production de Pélardon était peu développée. Tout d’abord, la chèvre fut définie comme la vache du pauvre et ses produits n’étaient pas recherchés par la clientèle fortunée.
Ensuite, la consommation était familiale. De par son type de fabrication, le Pélardon ne supportait pas les longues conservations et les transports; à moins d’être amateur de goûts très marqués, comme l’étaient nos ancêtres cévenols et languedociens.
Mais de tout temps, les chèvres ont cohabité avec les moutons, car ces deux espèces assuraient aux Cévenols lait, viande et fromages.

Et aujourd’hui, le Pélardon obtient ses lettres de noblesse, AOC, avec la reconnaissance en Appellation d’Origine Contrôlée. Celle-ci permet d’enraciner définitivement le Pélardon à ses origines cévenoles et languedociennes.
SOURCE www.pelardon-aoc.fr
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